# Petite Présentation #


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____-_________N._________Amis du jour, Bonjour! Amis du soir, Bonsoir!___________________
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(((( DELPHINE, SI TU PASSES PAR LÀ, NE LIS PAS!!! NE VAS PAS PLUS LOIN!!!
OU ALORS NE ME PRENDS PAS POUR UNE FOLLE, BIZARRE OU TOUT CE QUE TU VEUX!!!!

EN PLUS, J'TE FAIS UNE DEDICACE SPECIALE!
T'ES CONTENTE ? =D

BREF, JE SUIS TOUT A FAIT NORMALE U.U
FAUDRA QU'ON PARLE ^^

SI TU PASSES TU ME LAISSES UN COM' POUR ME LE DIRE JUSTE?
MERCIIIII

BONNE VACANCES ET BON NOEL!! (TU TE SOUVIENS DU PENDU? XD)

ET ARIELA M'A APPELER POUR LE TRUC DU COMPTE EST BON ^^
J'LUI AI DIT DE T'APPELER AUSSI XD

BISOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUS )))






Ouais, je sais, c'est nul comme expression. xP
Là, vous vous dites "Mon Dieu, mais c'est quoi cette paumée? Elle a quelle âge pour sortir des expressions comme ça?"


Ben voilà! Moi, c'est # Chipouline ! =D
Et Chipouline, c'est une petite nouvelle dans le monde du yaoi* twincest** (entre Bill et Tom de Tokio Hotel, hein ).
Et figurez-vous que je ne suis pas une paumée! Dur à croire hein? Et j'suis pas vieille non plus! Comment ça, ça aussi c'est dur à croire? Méchants! >.<


En fait, moi, en temps que "Petite nouvelle dans le monde du yaoi twincest "j'ai décidé de me lancer dans l'écriture d'OS***. Je voulais faire une fic au départ, mais je suis pas sûre de pouvoir tenir le rythme des postages.
Alors j'ai décidé d'épargner à mes futurs nombreux fans l'attente du prochain chapitre xD
Si c'est pas trop gentil ça!


Bref! J'sais pas si vous l'avez remarqué, mais je parle beaucoup, nan? Ouais, voilà, ça c'est une autre des mes super caractéristiques! Je parle, je parle et je soule mon monde! Je m'étale à mort dans tout ce que je dis.
Dans la vraie vie, je peux tenir des monologues pendant super longtemps (chose super utile pour détendre l'atmosphère!).
Dans mes commentaires, je raconte ma vie. Une fois, j'ai fait un com' de 12 pages word o.O!
Dans les trucs hors-sujet que je dis dans mon blog, je peux passer du coq à l'âne pour revenir sur le coq et repasser à l'âne alors que je veux juste dire un petit truc au départ xD
Dans mes OS, j'écris je sais pas combien de trucs pour en revenir au même. Je mets jamais d'émoticônes aussi, je fais passer les sentiments par l'écriture. C'est pour ça que je m'étale autant. En gros, je m'étale dans mes OS


Ce qui nous amène à une chose importante. Ceux qui veulent juste des OS pour des lemons****, ils peuvent partir. Pour ces gens-là, toutes mes OS seront super chiantes à lire. Parce que pour moi les sentiments, c'est important et que je ne peux pas sauter cette étape. Par contre, ceux qui aiment quand c'est bien écrit (vive ma propre pub xD) sont les bienvenus!



Bon, en clair, les gens qui:

- sont de ma famille ( J'veux vivre longtemps, vous comprenez? )
- me connaissent ( Hors de question qu'on me sache perverse! )
- ne supportent pas d'entendre parler du groupe Tokio Hotel et des gens qui le composent
- ne sont ici que pour des lemons vite faits (mal faits?)

Ne sont pas les bienvenus
. Et nan, je n'ai pas oublié les homophobes. Moi, je les veux ici les homophobes, qu'ils se rendent compte que c'est pas si affreux que ça, même pas du tout! Nan mais imaginez, ils lisent une histoire yaoi super bien écrite et tout, ils doivent bien se rendre compte qu'être homo s'est pas dégueu, non? Ouais... j'peux toujours rêver, c'est ça?



Bon, sinon, j'accepte tous les com's, que ça soit pub, idée ou critiques. Mais n'oublions pas qu'une critique doit être constructive. Que vous aimiez ou pas, ça m'intéresse! Mais disons que je veux plutôt savoir pourquoi. Vous voyez?
Bref!
Si vous avez des idées d'OS, n'hésitez pas non plus!!




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# P'tit dico


1) YAOI ( YAma nashi Ochi nashi Imi nashi )
___ Désigne les relations de genre homosexuel entre hommes

2) Twincest
___ Terme utilisé pour parler de relations incestueuses entre jumeaux

3) OS (One Shot)
___ On appelle ainsi les "fic" qui tiennent sur un seul chapitre ( celles à deux chapitre, on les appelle XXX.des "Two Shot", TS. Après, on peut parler de mini fic.)

4) Lemon
___ Nom donné aux scènes de sexe plutôt explicites (sinon, les peu explicites, ce sont des Limes)


D'autres mots que vous voudriez que je rajoute?
Une correction à apporter?
Je suis toute ouïe !




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Bref! Sur ce, Bonne lecture!







# Petite Présentation #

# Posté le lundi 04 août 2008 17:51

Modifié le vendredi 19 décembre 2008 14:40

# Sommaire #

# Sommaire #
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||||||||||Pour Ne PasPetit Sommaire Se P erdre ||||||||||
||||||||||Petit SommaiPour Ne Pasre Se P erdre ||||||||||
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Hello!!!


J'ai pensé que j'allais faire un sommaire pour que ce soit un peu plus clair. Bon, évidemment, pour l'instant y a rien dans mon sommaire, mais ça viendra! lol
Bref, le voici =)


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Sommaire : (Les liens sont sur les dièses)



# Boîte à idées

# J'attendrai de pouvoir te rejoindre
# Burnout
# Réveille-toi, tu me manques
# Tu doutes?

# Bientôt


# Posté le mardi 05 août 2008 16:59

Modifié le vendredi 24 octobre 2008 22:14

# Une idée..? #

# Une idée..? #
Hello les gens!



J'ai pensé (okay, pas toute seule... en fait, je l'ai vu sur plusieurs blog, j'avoue) que je pourrais faire une Boîte à idées...
Je me suis rendu compte que je n'ai jamais d'idée pour mes OS... Alors, je me suis dit que ce serait cool si vous me faisiez part des vôtres.

Bon, j'suppose que tout le monde connaît le principe : Vous me donnez vos idées d'OS, de mini-fics etc. et j'essaie d'en faire quelque chose qui vous plaira et.. heu ... et voilà =)

Hm, j'vais pas vraiment vous donner d'indications précises sur ce que vous devriez me donner dans vos idées, parce que je pense que les idées viennent comme elles viennent, et je pense que ce serait pas génial d'en exiger plus.

Mais par exemple, vous pourriez me dire le contenu de l'histoire, le titre et j'improvise, le début et/ou la fin et j'me débrouille pour le milieu, un thème etc. 'fin bon, tout ça reste facultatif bien sûr

Allez, A vos idées!




Bisous !

# Posté le mercredi 06 août 2008 15:17

Modifié le jeudi 16 octobre 2008 16:46

# J'attendrai de pouvoir te rejoindre #

# J'attendrai de pouvoir te rejoindre #
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Hello tout le monde!


Voilà ma première OS...
Elle a mis du temps à venir, je sais. Mais en fait, je l'avais déjà écrite il y a un moment. Sauf que j'avais la trouille de poster. C'est la toute première que j'ai terminée, vous comprenez? Alors j'ai un peu peur. =/

En plus, elle est super importante pour moi. Elle est dédiée à mon ange à moi, mon ange qui a perdu ses ailes...

Soyez un peu beaucoup très indulgentes, d'acc ? Pitié! >.<
Si j'étais pas assise en tailleur sur mon lit, je suis sûre que j'aurais les jambes flageolantes à cet instant...


Bref!

Voilà, dites-moi ce que vous en pensez surtout. Même si vous trouvez ça nul. Ou plutôt, surtout si vous trouvez ça nul !

Bonne Lecture!




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# J'attendrai de pouvoir te rejoindre #


Je pleurs derrière mes lunettes noires.
Je suis à un enterrement. Son enterrement.
Parfois, quelques personnes viennent me parler. Elles me disent qu'elles sont désolées.
Mais désolées de quoi ?
En quoi elles sont responsables si lui n'est plus là ? En quoi c'est censé me faire me sentir mieux de savoir que des personnes que je n'ai vues que quelques fois dans ma vie soient désolées pour quelque chose dont elles ne sont même pas coupables ?

Et moi ? Je dois répondre quoi ? Que moi aussi je suis désolé ?
Mais moi je ne suis pas désolé. C'est lui qui est parti, je n'ai pas à m'excuser. C'est lui qui m'a laissé, c'est moi qui dois supporter ça seul. Alors, de quoi ils s'excusent tous ces gens ?

Et moi ? Je ne sais toujours pas ce que je dois leur répondre. Merci ?
Mais merci pour quoi ? Ils s'excusent pour une raison que je ne comprends pas et à chaque fois qu'ils le font, ils me rappellent que ce n'est pas un mauvais rêve dont je pourrais me réveiller.
Que c'est belle et bien la réalité.
Que je suis bien là, en train de pleurer.
Que lui n'est plus là pour me soutenir.
Que rien ne sera plus comme avant.
Parce que sans lui, c'est pas la même chose. Alors, non, je ne leur dirai pas merci.

Alors quoi ? Qu'est-ce que je dois leur dire ? Est-ce que je dois simplement hocher la tête ?
Mais à quoi ça sert, un hochement de tête ? On ne sait jamais vraiment ce que ça veut dire. Ce n'est pas aussi précis que des mots. Même si on dit que les gestes sont plus explicites.
Suivant les occasions, je hoche la tête pour dire « oui », « okay », « c'est pas grave », « je comprends», « celui-ci », « bien sûr », « toi, là », « moi aussi »... et j'en passe. Parce qu'il n'y a pas tout qui me reviens maintenant et que de toute manière, ce n'est pas très important.
Parce que je ne sais pas quel sens mettre dans mon hochement de tête dans cette occasion.
Parce que je ne me suis jamais retrouvé dans une situation pareille.
Et parce que je n'aurais jamais pensé que ce serait le cas un jour.

Au moins, avec lui, c'était plus simple. On ne disait rien, on ne bougeait pas, mais on se comprenait. Tout passait par nos yeux. Je voyais tout dans son regard, et lui dans le mien.
Mais aujourd'hui, je ne peux plus chercher dans ses prunelles, pour savoir quoi faire.
Parce qu'il n'est plus là.
Et personne ne peut voir dans les miennes.
Parce que j'ai des lunettes noires qui cachent mes yeux.
Parce que même si je ne les avais pas, mes larmes les inondent tellement qu'on n'y verrait rien.
Et parce que même si je n'avais pas ces larmes, ils ne sont pas lui.

Et je ne sais toujours pas quoi faire. Alors je dépose une rose devant ta tombe avant de m'éloigner pour un temps, pour ne plus avoir à réfléchir sur ce que je dois faire.

La rose, je l'ai choisie de couleur rose...
Toutes les roses déjà posées étaient blanches, c'est la couleur qui est de coutume pour l'enterrement, c'est vrai.
Mais ça montre à quel point les personnes présentes te connaissaient mal. Moi je sais.

Je sais que tu as toujours détesté le blanc. Tu disais que c'était une couleur hypocrite, parce qu'elle paraissait parfaite au début. Une couleur immaculé. Mais ça ne restait jamais blanc pur, parce que rien n'est jamais pur.
Que rien n'est ce qu'il paraît, même une rose blanche. Après tout, peut-être est-elle fanée à l'intérieur, peut-être a-t-elle une maladie... ?
Alors tu pensais que c'était hypocrite, mais pas seulement parce que le blanc se salit et qu'il ne reste jamais aussi pur qu'il le paraît, mais aussi parce que lorsque le blanc devient gris, toutes les personnes qui ont prétendu aimé ce blanc le renient.
Elles jettent les fleurs, juste parce qu'elles ont jauni, elles pestent contre un pull, juste parce qu'il n'est plus blanc.
Alors, ces personnes rachètent des fleurs blanches, lavent le pull...
Et c'est ça que tu trouvais hypocrite.
Parce que les fleurs rachetées ne seront pas toujours blanches, parce que le pull se resalira.
Et que ça recommencera.
Parce que personne n'aime le blanc qui n'est plus blanc. Parce que le monde est hypocrite.

Et c'est incroyable tout ce que tu pouvais voir juste dans une couleur. Moi, je trouvais le blanc beau, parce que c'était clair, c'était pur, c'était joli. Mais tu m'as fait changer ma vision du blanc, comme ma vision de beaucoup d'autres choses.
Parce que je buvais tes paroles à chaque fois que tu ouvrais la bouche, parce que j'avais une adoration sans borne pour toi, parce que j'aimais croire que je pouvais penser comme toi, être aussi fort que toi, être aussi génial que toi.

Mais j'avais tellement tort, parce que j'essayais d'être comme toi, et pas d'être moi.
Et au final, j'étais toi, et tu étais moi.
On était tellement proche, tellement, tellement proche.
Mais on n'aurait pas dû. Parce que j'étais toi, et que tu étais moi.
Seulement, toi tu n'es plus, alors moi, je suis quoi ?
J'aurais dû être seulement moi, et toi seulement toi. Parce que aujourd'hui que tu n'es plus là, je meurs avec toi. Alors que tu voudrais que je vive pour nous deux. Et juste parce que je t'aimais trop, je ne peux pas réaliser ton dernier souhait.

Parce que oui, je sais que si tu avais eu le temps de me le dire, ça aurait été ça ton souhait. Parce qu'on était tellement uni que moi j'étais toi et que toi t'étais moi, et que moi comme toi, on n'aurait jamais voulu que l'autre nous suive.
Mais est-ce que c'est ma faute ? Je n'aurais jamais dû t'aimer à ce point. Si je ne t'aimais pas comme ça, si je n'étais pas anormal, si je t'aimais comme je devrais t'aimer, j'aurais pu survivre sans toi.
Pas vivre, c'est clair, mais survivre. Et réaliser ton dernier souhait. Même si ça n'aurait été que survivre pour nous deux, pas vivre.

Seulement, maintenant que je me retourne pour voir ta tombe, et que je vois toutes ces roses blanches, je me dis que c'est bien mieux que je sois anormal.
Que c'est bien mieux que je t'aime comme je ne devrais pas, tellement, tellement fort.
Parce qu'aujourd'hui je sais que toutes ces roses blanches te font de la peine, parce que tu n'as jamais aimé le blanc.
Parce que tu as toujours voulu croire que l'hypocrisie n'était pas une généralité et que tu as toujours tout fait pour ne pas être ce que tu détestais.
Et aujourd'hui, tu es peiné parce que tu as l'impression que ces fleurs te font passer le message que les gens te voyaient comme quelqu'un d'hypocrite. Et si tu sais qu'ils ne le pensent pas, tu es attristé parce que tu vois à quel point personne ne te connaissait.

Mais je suis heureux, parce que je sais que j'ai réussi à te faire sourire là où tu es.
Parce que moi, j'ai apporté une rose rose.
Toi qui disais toujours que les vraies roses étaient roses, parce que sinon, on n'aurait pas appelé ça des roses.
Comme les violettes qui sont violettes et seulement violettes.
La rose rose, ta fleur préférée. Tu les aimais tellement, parce que tu disais que ce n'était pas juste. Tout le monde préfère les roses rouges, alors que la vraie couleur d'une rose ce devrait être le rose. Et elles ont été oubliées, parce que le rouge est plus fort.
Et encore une fois, il m'a fait changer ma vision.
Parce que maintenant, ma rose préférée est la rose. Avant, j'aimais les roses rouges.
Et finalement, je suis tellement content de t'aimer comme ça, même si ce n'est pas normal.
Parce que jusqu'au dernier jour, je t'aurais fais sourire comme je n'aurais jamais pu le faire en t'aimant normalement.
Et qu'aujourd'hui, c'est parce que je t'aimais tellement que j'ai su apporter cette rose rose, te faisant sourire une dernière fois.
Parce que tu étais moi et que j'étais toi.

Et que je ne veux pas m'en vouloir pour ça. Même si je ne peux pas réaliser ton dernier souhait.
Parce que ce dernier souhait est stupide.
Parce que tu n'aurais jamais dû avoir à le faire.
Tu n'aurais pas dû partir. Pas maintenant.
Tu n'avais pas le droit de me laisser derrière en me demandant de ne pas te rejoindre.
Parce que maintenant, je suis obligé de ne pas te rejoindre.
Et je t'en veux tellement pour ça.
Parce que le dernier souhait stupide que tu aurais dû avoir aurait dû être celui de me demander de te rejoindre.

Et maintenant, je suis assis tout seul, loin du monde, sous cet arbre.
Un saule pleureur.
Mon dieu, que tu détestais ce nom. Tu disais que celui qui l'avait trouvé était un dépressif et que ce n'était pas juste qu'un si bel arbre porte un nom si triste toute sa vie juste à cause d'une personne.
Et ça me fait rire de repenser à tout ça, parce que je me dis que tu cherchais toujours la petite bête.
Pour moi, un saule pleureur était juste un saule pleureur.
Et encore une fois, lorsque tu m'avais parlé de ça, j'avais bu tes paroles.
Aujourd'hui, je me dis que cet arbre porte bien son nom.
Parce que maintenant que je suis caché sous ses longues branches, je peux pleurer tout ce que je veux pleurer.
Je peux crier.
Je peux hurler.
Crier ma rage, hurler mon désespoir.
Parce que tu m'as laissé seul.

J'aimerais rester sous cet arbre pour toujours.
Rêver de toi.
Pouvoir me persuader que tu es encore là.
Que tu viens me rendre visite.
Que je peux voir ton fantôme me sourire de ce sourire si doux que tu avais toujours pour moi.
En fait, j'aimerais pouvoir devenir fou.
Parce qu'un fou vit dans son monde, avec ses souvenirs, avec sa vie comme il l'aimerait. Et quand je vois ce qu'est le vrai monde, je me dis que je préférerais tellement être fou.
Pour te voir, t'imaginer me tenir la main.
J'aimerais pouvoir vivre dans mes illusions. Pour toujours.
Parce que du moment que tu fais partie de mes rêves, je vais bien.
Alors je serais tellement mieux fou.

Mais je ne peux pas, n'est-ce pas ?
Parce que les gens feront tout pour me retenir dans le monde réel, pour m'empêcher de te voir.
Ils penseront que c'est la meilleure solution pour moi, parce que je ne peux pas me détruire à cause de la mort de mon petit frère.
Mais je les détesterai tellement pour ça, parce que tu n'étais pas juste un petit frère.
Parce que tu étais toi.
Parce que je t'aimais au-delà d'un amour fraternel.
Parce que nous n'étions pas des jumeaux normaux.
Parce que moi, j'étais toi, et que toi, tu étais moi.
Parce que je t'aimais.

Mais je ne veux pas détester ces gens juste parce qu'ils veulent m'aider. Parce qu'ils ne savent pas ce qui nous liait, personne ne le savait.
Parce qu'on n'avait pas le droit.
Parce qu'on n'était pas normaux.
Alors je me lève doucement, je me rends compte que je m'étais totalement étalé.

Tu disais toujours que j'étais tellement dans la lune qu'un jour j'aurai un accident et que je devais faire attention. Ça me fait bien rire. Et en même temps, tellement pleurer.
Parce que j'aurais dû te dire la même chose.
Parce que peut-être que si j'étais moins dans la lune, j'aurais empêché cette voiture de t'enlever à moi.
Parce que je suis ton grand frère, de dix minutes seulement, mais ton grand frère quand même. Et que j'aurais dû te protéger.
Mais je n'ai même pas été capable de le faire.
Si seulement...

Avec des si, on met Paris en bouteille, n'est-ce pas ?
Avec des si, on passait la nuit à refaire le monde toi et moi.
Et maintenant, on ne refera plus jamais le monde tous les deux. Plus jamais.

Et je t'en veux tellement d'être celui qui est parti. Mais pas parce que j'aurais aimé que tu vives.
Mais parce que je ne voulais jamais avoir à vivre ça.
Cette douleur qui me tue de l'intérieur.
Toi, t'es parti sur le coup. Moi je vais mettre des années avant de pouvoir te rejoindre, des années à agoniser.
Et c'est égoïste, je sais.
Mais en ce moment j'aimerais pouvoir prendre ta place.
Parce que finalement, t'es mieux là où tu es, que là où je suis.
Alors, je suis heureux, en fin de compte.
Parce que toi, tu es heureux.
Et que j'attendrai de pouvoir te rejoindre, pour être heureux avec toi.
Tous les deux.
Comme avant.
Comme ça aurait toujours dû être.
Parce que j'étais toi et que t'étais moi.



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... Alors?
J'espère que vous avez un p'tit peu aimé quand même, histoire que je me démoralise pas direct. xD Mais j'accepte toutes les remarques, hein!

Bref, sur ce, je vais aller dormir.
Je suis plus ou moins complètement morte de fatigue, là.

En même temps, poster à plus de quatre heures du mat'... Mais il m'a fallu le temps pour oser xD lol



Bonne Nuit!

# Posté le vendredi 15 août 2008 22:02

Modifié le samedi 18 octobre 2008 18:49

# Burnout #

# Burnout #
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_________"________________________Bonjour, Bonsoir!__________________________________
_______"__________________________Bonjour, Bonsoir!_____________________________
_______"__________________________Bonjour, Bonsoir!__________________________________
_______"__________________________Bonjour, Bonsoir!_____________________________
_______"__________________________Bonjour, Bonsoir!__________________________________
_______!____J'ai écris une nouvelle OS, mais je ne suis pas sûre qu'elle vous plaira...____'__
_______"____n'est pas vraiment une OS twincest en fait, juste une histoire de frères.____________
_______,_____J'trouve que c'est bien de temps en temps de retrouver les jumeaux..._____!__
_______"_____Mais je peux comprendre que ça ne vous enchante pas, mais disons_____,_______
________que je vous demande juste de ne pas trop vous baser là-dessus pour me juger...___
_______"______________________Enfin bon, quoi qu'il en soit,______________________,_______
_______"___________________________Bonne Lecture!___________________________"__
_______"___________________________Bonne Lecture!___________________________"_______
_______"___________________________Bonne Lecture!___________________________"__
_______"___________________________Bonne Lecture!___________________________"_______
_______"___________________________Bonne Lecture!________________________"_____
_________"________________________Bonjour, Bonsoir!__________________________________



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# Burnout #




Un son strident se fit entendre dans la pièce, dérangeant sans aucun ménagement la seule personne présente dans cette immense chambre d'hôtel. Une jeune tête aux cheveux bruns décoiffés et aux yeux encore à demi fermés par le sommeil sortit doucement de sous les draps.

Bill ne semblait pas plus pressé que ça d'en finir avec cet horrible son. A vrai dire, il était encore trop endormi pour se rendre compte qu'il avait été tiré de son sommeil si rassurant. Tous ses gestes étaient automatiques, en passant de la sortie de la tête de sous les couvertures, jusqu'à la pose de sa main manucurée sur le bouton d'arrêt du petit appareil.

De toute façon, il ne cherchait pas vraiment à savoir ce qu'il faisait. Il ne cherchait plus.
A chaque nouvelle journée, alors qu'il émergeait peu à peu de son état de semi-comateux, la réalité lui revenait de plein fouet en tête. Sa réalité, celle qu'il s'efforçait de repousser au plus en retardant son retour à l'état conscient.
Mais inlassablement, au bout de quelques minutes, il y avait comme un flash dans son esprit. Comme à cet instant, alors qu'il se dirigeait d'un pas automatique vers la salle de bain.

Le brun s'arrêta quelques instants, remettant en place les doutes et les peurs qui lui avaient rempli le cerveau en même pas une seconde.
Puis, il se remit à marcher, de façon pensée cette fois-ci. Il était bel et bien réveillé, un autre jour avait commencé et il allait devoir se préparer pour l'affronter.
Et il avait l'habitude maintenant, depuis le temps.

Une demi-heure plus tard, alors qu'il sortait de sa salle de bain, Bill repensa un court instant à la journée qu'il allait passer. Il savait comment elle allait se dérouler, mais il ne pouvait s'empêcher d'essayer de trouver un autre scénario tous les matins. Quelque chose qui le changerait du quotidien qu'il subissait depuis trop longtemps. Mais il abandonnait toujours très vite, cela ne servait à rien. Juste peut-être à espérer un peu plus.

Mais il en avait marre de l'espoir. A quoi ça servait ? A rien. Il était sûr que c'était un sentiment qui avait été crée par un dieu maso. Après tout, on espère, on espère, mais on finit toujours par retomber de haut, se faisant toujours mal, très mal même, parfois. Tout ça pour recommencer dès que l'occasion se présentait.
Mais lui, il en avait tellement marre des chutes libres qu'il faisait lorsque les hauteurs bâties sur son espérance s'effondraient.

Il détestait ça et l'avait toujours détesté...
Mais c'était son train-train quotidien à présent.
Toujours le même train, qui s'arrêtent toujours à la même gare, toujours les même personnes qui l'accueillent à son arrivée, toujours la même chose... Pourtant, Bill aurait tellement souhaité que ce train s'arrête à une autre gare, qu'il fasse un détour, un jour.

Mais ce jour n'était pas encore arrivé et n'arriverait sûrement jamais, parce que tout dans la vie du jeune brun était contrôlé, au millième de seconde près :
Le matin, il se levait, s'habillait, déjeunait.
Un peu plus tard, on venait le chercher pour se rendre à la voiture qui le conduirait au photo-shoot du jour.
Ensuite, venait l'heure de repas de midi. Il n'avait presque jamais faim dans ces moment-là, alors il prenait simplement un fruit, histoire de ne pas inquiéter son manager.
Peu de temps après, il devait aller retrouver sa maquilleuse, pour que son visage soit totalement parfait, il ne devait y avoir aucune marque.
Quand il avait fini, on venait le chercher pour lui annoncer que l'interview débuterait dans moins de 30 secondes et lui montrer par quel escalier passer, sur quelle marche poser quel pied...
Ensuite, l'interview. Là, c'était simple, tout était délimité à l'avance. Les questions, les réponses, les sourires, les regards étonnés, les regards entre son frère et lui, entre les membres du groupes et lui, entre le public et lui...
Et quand enfin ce jeu de scène était fini, il avait plusieurs solutions à choix :
Soit, il rentrait se reposer, ce qui était quelque chose qui ne lui était arrivé que très rarement.
Soit, il se préparait pour la future interview qu'il devrait jouer.
Soit, il se préparait pour un concert proche.
Soit, il allait vraiment en concert.
C'était l'un des seuls moments de la journée où il y avait plusieurs alternatives. Mais chacune d'elles était calculée, évidemment.
Et chaque jour, alors qu'il reprenait ses esprits à son réveil, il espérait qu'un imprévu se passe.

Bill se stoppa un moment devant le miroir à l'entrée de sa chambre. Il se regarda, se détailla. Devant lui, un jeune homme aux traits fins, il était grand et mince. En fait, avec son maquillage autour des yeux, ses habits serrés, ses longs cheveux, ce jeune homme avait un air plutôt androgyne et cela lui plaisait.
Enfin, pour l'instant, ça lui plaisait. Un peu plus tard dans la journée, son manager déciderait de ses habits, de son maquillage et de sa coiffure. A ce moment-là, il trouverait tout beaucoup trop exagérer, il se sentirait utiliser et le jeune homme dans ce miroir, il le détesterait. Comme d'habitude.
Est-ce qu'il était lui ? Pas vraiment. Il était quelqu'un d'autre, quelqu'un qui n'avait plus aucun contrôle sur sa vie. Quelqu'un qui commençait à vraiment n'en plus pouvoir de tout ça.

Bill se trouvait dans un cercle constant, et il ne savait pas comment s'en sortir. Il ne savait même pas si c'était possible. Est-ce qu'il trouverait une autre gare pour son train quotidien un jour ?

Et oui, le grand Bill Kaulitz, célèbre chanteur du groupe de rock à succès Tokio Hotel, possédait un emploie du temps très chargé.



Bill descendit tranquillement de sa chambre d'hôtel, il avait le temps, pas besoin de se presser. Il avait mis le réveil assez tôt ce matin. C'était une des seules choses sur laquelle il avait encore de l'emprise. Et encore, il avait des heures minimums à dormir et une heure maximum à laquelle se réveiller... Mais entre les deux, il y avait bien quelques minutes d'écart.

Il arriva en bas, dans la salle qui servait de réfectoire. Mais il n'y alla pas. Lui et son groupe ne déjeunaient jamais avec les autres clients. Leur manager évitait ainsi une rencontre inattendue, une rencontre qui ne figurerait pas sur leur emploie du temps.
Alors il tourna à droite, vers une autre petite porte, celle-ci possédait un code. Il y entra le sien, toujours sans se presser.

Il n'avait plus beaucoup de temps d'avance maintenant, mais il n'avait absolument aucun entrain à commencer cette nouvelle journée si semblable aux autres.
En entrant dans la salle qui leur était réservée, il remarqua son frère déjà assit à la petite table au centre. Il dégustait une tartine de chocolat, une autre posée devant lui et sa tasse de café sur son côté droit. Il avait attaché ses dreads blondes en une queue de cheval pour ne pas qu'elles le dérangent.

Bill le trouvait tellement beau ainsi, perdu dans ses pensées. Et il l'enviait tellement. Lui, au moins, il avait des pensées dans lesquelles se plonger. Bill, s'il avait voulu tenter l'expérience, se serait retrouvé entouré de ses doutes, de ses peurs, de sa détresse et de toutes les autres choses qui faisaient qu'il n'était plus heureux.
Ou alors, il plongeait dans ses pensées pour y trouver une vie artificielle, une vie qu'il aurait tellement aimé avoir... Et là, c'était le pire, parce qu'au bout d'un moment, il fallait bien qu'il revienne à la réalité.
Le passage entre le rêve et cette réalité écrasante était si atroce qu'il préférait ne plus rêver. Il ne pouvait pas s'évader dans ses pensées, ses problèmes le poursuivaient jusque là.

Tom n'avait d'abord pas vu son jumeau se tenir sur le pas de la porte et l'observer. Mais apparemment il finit par se sentir épié puisqu'il tourna la tête vers lui.


« Hey, Salut. » dit-il, la voix un peu pâteuse, mais tout de même dans un joli sourire. Bill était heureux, le sourire de son frère lui réchauffait toujours le c½ur.
« B'jour », répondit Bill sans bouger, souriant un peu lui aussi. La présence de son frère lui servait vraiment d'antidépresseur.
« Quoi ? » demanda Tom, un peu troublé par le regard insistant du brun.


Bill ne répondit rien et alla simplement s'asseoir en face de lui, lui souriant pour le rassurer. Ça ne servait à rien qu'il réponde de toute manière, il dirait juste la même chose que d'habitude. Toujours la même chose fausse.

Comment aurait-il pu dire à son frère la vérité ?
Il ne pouvait pas aller vers lui et simplement lui dire qu'il ne supportait plus cette vie. Il savait que Tom l'appréciait, que Georg l'appréciait, que Gustav l'appréciait... Il ne pouvait pas tout gâcher parce que seulement lui n'en voulait plus.
Pourtant, Tom le questionnait assez souvent, il devait remarquer son changement de comportement, bien qu'il ait l'impression de tout faire pour le cacher.

Lorsqu'il n'était pas seul, il souriait tout le temps, comme quelqu'un d'heureux.
Lorsqu'il n'était pas seul, il s'interdisait de partir trop loin dans ses pensées, comme quelqu'un d'intéressé par ce qui l'entoure.
Lorsqu'il n'était pas seul, il s'investissait le plus qu'il pouvait dans ses tâches quotidiennes, comme quelqu'un de concentré...
Oui, il jouait toujours bien son rôle pourtant...
Tom n'était vraiment pas son jumeau pour rien.

Et parfois, il aurait voulu parler, tout balancer, se soulager. Mais il se retenait toujours, il avait tellement peur de tout perdre ; son frère, leur deux amis, .... Pourtant, il en avait perdu des choses pour en arriver jusqu'ici.
La plupart de ses amis, par exemple. Et il ne leur en voulait même pas de l'avoir laissé. Il se serait laissé tomber lui aussi.

Au départ, il avait tellement aimé sa nouvelle vie, il s'était senti tellement important qu'il était devenu arrogant et désagréable avec ceux qui ne jouaient pas dans la même coure que lui. Seul Andreas avait tenu. Il savait que son meilleur ami redeviendrait son meilleur ami... Mais il s'était tout de même un peu éloigné, ne supportant plus tellement les remarques blessantes de Bill.
Bill pensait souvent à l'appeler pour s'excuser et essayer de renouer entre eux deux, mais il se retenait. Ce n'était même pas de la fierté mal placée, juste qu'il n'avait pas le droit de se plaindre.

Il avait voulu tout ce qui lui arrivait à présent. Il ne pouvait pas se permettre de rejeter ce pour quoi il avait tant travaillé. Il ne pouvait pas, par simple égoïsme, tout abandonner et briser le rêve de son frère et de ses deux amis.
Malgré tout ça, malgré les amis qu'il avait perdus, malgré les peines qu'il avait causées, malgré ce qu'il ressentait, il ne pouvait pas arrêter.
Il devait continuer, pour ce que son frère, ses amis et même lui avaient voulu.



Il avait fini de déjeuner et était en route pour le photo-shoot du jour, dans le van du groupe. Il s'était assis à l'arrière avec son frère à côté de lui, Georg et Gustav devant. Ces derniers parlaient beaucoup, apparemment une certaine fille avait repoussé Georg l'autre soir en boîte et Gustav s'amusait à le rabaisser.
Normalement, il aurait participé à cette conversation, se mettant du côté de Gustav et embêtant l'autre. Ou alors, il se serait mis avec Georg, l'aidant en trouvant une chose compromettante sur son ami. Et Tom se serait automatiquement mis avec Bill. Approuvant ses dires, contestant les remarques des deux autres et au final, Georg et Gustav se seraient alliés les deux contre les jumeaux.

Bill ne le disait jamais, mais le fait que Tom prenait toujours sont parti lui faisait énormément plaisir. C'était futile, mais il avait l'impression qu'il pourrait toujours compter sur lui, qu'il serait toujours là. C'était rare que son c½ur se réchauffe ainsi, depuis qu'il cachait ce qu'il pensait à son frère, et ça lui faisait toujours tellement de bien.

Pourtant, ce jour-là, Bill resta en retrait. Il savait que ça paraîtrait bizarre à Tom et que celui-ci allait encore le questionner, mais peut-être faisait-il ça exprès dans ce but-là ? Non, en fait, il n'y avait pas de peut-être. Le brun commençait à être à bout, il avait besoin de se confier. Cela faisait des semaines, des mois même qu'il tournait en rond, des mois qu'il retournait sa situation dans tous les sens, des mois qu'il feignait d'aller bien. Et il était arrivé à saturation.

Il fallait qu'il en parle, même s'il ne changerait rien, il savait qu'en parler l'aiderait à tenir un peu plus longtemps avant de péter les plombs. Les antidépresseurs qu'il avalait pour l'aider à ne pas flancher le maintenaient sur un fil tendu au dessus d'un gouffre, seulement, celui-ci céderait bientôt.

Il espérait que ce soir, comme tous les soirs, Tom viendrait le voir dans sa chambre.
En effet, c'était devenu presque une habitude, tous les soirs, avant de dormir, Tom venait frapper à la porte de son frère. Cela durait depuis toujours, ils parlaient de tout et de rien, ayant besoin de se retrouver. Mais depuis quelque temps, les conversations avaient un peu changé d'orientation.
Au départ, Tom venait simplement le voir parce qu'il avait besoin de Bill. Il avait besoin de retrouver son petit frère qui devait être protégé. Devant les journalistes, Tom avaient l'impression que ce n'était pas son frère, Bill n'avait jamais été particulièrement sûr de lui et s'il n'avait pas été forcé, il ne se serait jamais imposé ainsi aux caméras, il ne se serait jamais comporté ainsi. Alors Tom avait essayé de retrouver son Bill.

Et puis, plus tard, alors qu'ils vivaient depuis près de deux ans et demi dans ce monde de paillettes, Bill avait changé. Il savait que les autres ne le remarquaient pas, mais lui il voyait, Bill changeait. Tom avait d'abord été heureux. La personnalité devenue forte de son frère commençait à s'estomper peu à peu, peut-être que l'ancien Bill revenait. Et finalement, Tom s'était rendu compte qu'il n'aurait jamais dû être heureux de ceci. Son jumeau avait beau avoir abandonné sa personnalité superficielle de diva, il n'en avait pas pour autant retrouvé son ancienne.

Et Tom s'inquiétait un peu, depuis. Il venait dans sa chambre pour savoir s'il allait bien, s'il allait réellement bien. Lorsqu'il posait cette question, elle avait vraiment tout son sens « est-ce que tu vas bien ? » ... Ce n'était pas simplement par politesse. Il voulait vraiment sa voir si le brun allait bien. Et même si la réponse était toujours là-même, il n'était pas dupe. Son jumeau allait mal. Mais il ne s'était jamais autorisé à le forcer à parler, si Bill allait vraiment mal, il lui dirait, n'est-ce pas ? Ou tout du moins, il lui ferait un signe, quelque chose, n'importe quoi.
Jusque là, il s'était décidé à le surveiller de loin et cela durait depuis près de six mois. Il le voyait aller de plus en plus mal. Il fallait y faire quelque chose. Sa bonne résolution d'attendre que Bill parle volontairement n'allait plus durer très longtemps.


Et en fait, Bill aurait aimé que Tom le force un peu. Ce soir-là, lors de la visite quotidienne de son grand frère, il allait devoir répondre la vérité à l'éternelle question « tu vas bien Bill ? Vraiment ? » Et il n'était pas entièrement sûr d'y arriver.
Il devait faire en sorte que Tom insiste, pour qu'il n'ait plus vraiment le choix. Pour ça, rien de tel que de paraître absent toute la journée. En plus ça lui permettrait de se préparer psychologiquement...



Il fut interrompu dans ses pensées par la main de Tom se posant sur son genou, le faisant légèrement sursauter. Il se tourna vers lui et tomba directement dans le regard inquiet qu'il avait toujours ces derniers temps.


« Bill... » prononça Tom, comme une plainte.
« Hm ? » répondit-il, comme si de rien était. Il n'était pas prêt à se confier, pas encore. Il suppliait intérieurement Tom de lui laisser encore un peu de temps et de revenir à la charge plus tard. Là il serait prêt, peut-être. « Quoi ? »
« Je... Tu vas bien ? » Demanda-t-il « Tu as l'air ailleurs aujourd'hui... Je veux dire, encore plus que d'habitude. Alors... est-ce que tu vas bien ? »
« Je vais bien. » dit Bill sur un ton qui laissait comprendre le contraire à l'oreille attentive de Tom.
« Tu ne v... » commença le blond lorsque la voix du chauffeur l'interrompit, annonçant d'une voix forte qu'ils étaient arrivés.
Bill se sentit soulagé, leur conversation n'aurait pas lieu maintenant, il avait encore un peu de temps de répit.



Quelques heures plus tard, alors qu'ils étaient en plein dans leur interview de l'après-midi, Bill se demandait comment il allait faire pour ne pas s'endormir sur le canapé où il était assis. Toujours les mêmes questions... A quoi bon les poser de toute manière, puisque les journalistes ne tenaient même pas vraiment compte de leurs réponses ?

Il dérivait dans ses pensées, il se souvenait d'un peu plus tôt dans la journée lorsque Tom l'avait tiré dans un couloir pour essayer de lui parler. Bill savait que son jumeau sentait qu'il s'éloignait mais il ne pouvait pas faire autrement. Tom avait l'impression que Bill filait entre ses doigts et il supportait cela de moins en moins.
Mais Bill avait à nouveau trouvé un moyen de s'enfuir, laissant là son frère planté là, le regard triste. Il repoussait la confrontation au plus possible depuis qu'il avait compris dans la voiture que celle-ci aurait lieu sous peu.


« Et vous Bill ? Toujours célibataire ? » demanda la journaliste en souriant.
« Oui » dit-il simplement, souriant lui aussi, avec une once d'hypocrisie. Il devenait ce qu'il n'aimait pas. Il fallait que ça cesse, il s'en rendait compte de plus en plus.


En général, il aurait donné la longue réponse qu'il avait apprise par c½ur, mais là, il se sentait bien trop fatigué. Et au fond, un simple oui suffisait, pas besoin de rajouter des tonnes. On s'en fichait de savoir pourquoi il était célibataire, l'important est qu'il l'était, non ?


« Pourtant, un si beau jeune homme... » continua-t-elle. Apparemment non, il fallait aussi le pourquoi du comment.
« Vous savez, pour tomber amoureux, il faut bien connaître la personne. Et lorsqu'on a une vie comme la nôtre, où tout change chaque jour, il est difficile de tisser des liens. Et puis, même si je crois au coup de foudre, je ne pourrais pas passer plus d'une journée avec la personne... Et étant donné que je ne suis pas comme Tom, ... » Bill avait répondu en se retenant de toutes ses forces de soupirer.


Il l'avait déjà dit combien de fois ça ? Au moins un millier. Surtout que c'était faux. Enfin, non, il y avait vraiment tout qui bougeait autour de lui, et il ne voulait pas coucher à droite à gauche. Mais en ce qui concernait son frère...
Il avait exprès terminé sa phrase de cette manière, détournant la conversation sur Tom afin de pouvoir retourner à ses pensées. Seulement, il détestait la tournure qu'il avait donnée. Il avait fait passer Tom pour un chaud lapin, sautant sur tout ce qui bouge, prenant pour un soir et jetant le lendemain. Et il détestait ça... C'était une simple réputation inventée pour leur image, tout était inventé la plupart du temps.

Et au début, Bill trouvait ça marrant. Ça ne le dérangeait pas, de toute manière, lui on ne le changeait pas vraiment, à part son physique que son manager avait décidé d'exagérer à tout va. Il croyait en l'amour, il croyait au coup de foudre. Il n'était pas vraiment célibataire depuis trois ans, c'est vrai.
Il était sorti avec plusieurs filles de son équipe. La maquilleuse, pendant trois mois. Une technicienne, deux semaines et d'autres. Il avait essayé avec un gars de l'équipe du son une fois. Il avait tellement été insistant que Bill avait fini par céder à ses avances, pour essayer s'était-il dit. Ça avait duré un mois.
Il avait aimé. Il ne voyait pas vraiment de différence entre les filles et les garçons en fait. Il n'était pas vraiment sûr d'être gay, ou bi, mais il n'était pas non plus sûr d'être hétéro.

Vu qu'il ne savait pas vraiment il avait préféré garder ça secret, ne le disant à personne, sauf à Tom évidemment.

Il lui avait parlé de ses doutes et de ses interrogations, bien qu'il ait été très réticent au départ. Il avait eu peur que Tom ne le prenne mal, le rejette ou quelque chose dans ce style.
Pourtant Tom l'avait très bien accepté, il était juste désolé de ne pas pouvoir l'aider à y voir plus clair. Mais ce n'étaient que quelques petites aventures qui dataient de quelques temps déjà.
C'était le temps où il aimait encore sa vie, celui où il disait encore tout à Tom... Ça lui semblait si loin maintenant... Le Tom qui savait tout de lui, qui l'aidait dans toutes les situations, le Tom tendre et affectueux, le Tom à qui il disait tout lui manquait terriblement. Son Tom était si parfait. Bill l'aimait tellement.

Seulement, personne ne pouvait savoir à quel point il était génial, à cause de cette putain d'image qu'il devait donner.
Il passait pour un chaud-lapin sans rien dans la tête, alors qu'il ne couchait pas à tout va, préférant lui aussi les longues histoires aux coups d'un soir. En plus, il était tellement aimable, doux, attentionné...
Il était aussi très emphatique, aidant toujours dès qu'il le pouvait. Il n'était pas un simple crétin en manque.
Et que personne ne sache ça, tuait Bill. Lui, il l'aimait tellement son frère, il l'admirait en fait. Et là, il venait de réintroduire la conversation sur ça, pour se débarrasser de la journaliste. Il aurait pu se gifler de sa connerie.

Et il savait que Tom ne lui en voudrait pas, parce qu'il avait très bien compris qu'il avait besoin de souffler et parce qu'il n'avait jamais été rancunier.
Toujours posé, réfléchissant au meilleur moyen d'arriver à ses fins sans fâcher personne. Il avait toujours tout pris avec énormément de recul, ne s'embêtant pas à faire la tête pour quelque chose qui n'en valait pas la peine.
C'était un trait de caractère qui avait toujours énervé Bill. Lui qui était si impulsif, il avait l'impression que son frère se foutait de tout, même si au fond, il savait bien que ce n'était pas vraiment le cas.


Ils étaient dans le van, à nouveau. Cette fois, celui-ci les ramenait vers leur hôtel, ils n'avaient plus rien à faire de la journée. C'était rare, et normalement, dans ces occasions-là, les quatre avaient l'habitude de sortir en boîte pour s'amuser et se laisser aller. Seulement, cette fois Bill n'était pas d'humeur. Il se justifierait en disant qu'il était trop fatigué...

Et d'un certain côté, c'était vrai, il était trop fatigué pour continuer ces sourires hypocrites plus longtemps. Mais ce qui le dérangeait le plus, était qu'il savait que Tom irait en boîte avec les deux autres. Il ne pourrait pas lui parler ce soir-là, pourtant il en avait besoin.
Il avait repoussé toutes les tentatives de Tom ce jour-là, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même.

Il savait qu'il aurait pu demander à Tom de rester, il l'aurait écouté et n'aurait pas bougé de toute la soirée, mais il avait besoin que ce soit Tom qui aille vers lui et insiste pour savoir qu'est-ce qu'il se passait, il ne voulait pas avoir l'impression de se plaindre. Il voulait que Tom le force à parler en quelque sorte.
Il soupira, il fallait qu'il reporte tout ça pour un autre jour. Il connaissait Tom et ses amis, ceux-ci arriveraient totalement ivre à leur hôtel et il ne serait plus possible d'avoir une conversation cohérente.

Il s'excusa au près de ses amis, leur racontant comme il l'avait prévu qu'il était trop fatigué. Il resta là le temps qu'ils partent, leur assurant qu'il allait bien, qu'ils pouvaient y aller. Tout le long, Tom l'avait regardé avec insistance, le sondant avec ses beaux yeux noisettes. Et finalement, lorsque les trois garçons eurent franchi la porte d'entrée de l'immense hôtel, le brun alla retrouver sa chambre à l'étage.

Lorsqu'il y entra, il n'alluma même pas la lumière, à quoi bon ? Il allait simplement se cacher sous les couvertures pour essayer d'oublier ses problèmes un moment. La lumière ne lui serait d'aucune utilité. Il se déshabilla rapidement, ne gardant qu'un simple boxer. Il faisait un peu froid et il frissonna en entrant sous la couette gelée.
Bill se blottit dans les couvertures, se mettant dans la position d'un f½tus, le dos vers la porte. Il avait remonté ses draps si haut que seule une petite touffe de cheveux dépassait. Il était bien là, il n'avait aucun besoin de jouer le rôle du parfait petit Bill Kaulitz. C'était relaxant. Les draps commençaient à se réchauffer et doucement, il entrait dans un cocon de bien être, se sentant partir lentement dans ses pensées, là où il pouvait s'imaginer avoir la vie dont il rêvait.


Il se voyait révélant tout à Tom, de son propre plein gré. Le blond n'ayant pas besoin de forcer son frère puisque celui-ci lui disait tout, sans détours, comme avant. Bill n'avait pas le sentiment de trahir ses amis en se plaignant et il n'avait pas besoin d'avoir l'impression d'être obliger de se confier pour le faire.
Et il parlait à Tom, calmement, lui expliquant exactement son problème. Il n'avait pas peur, Bill savait que Tom serait toujours là pour lui, comme il l'avait toujours été. Et Tom le comprenait très bien, il lui disait que tout allait bien, qu'il avait aussi l'impression d'être un pantin et que lui aussi il aurait voulu que sa vie soit moins dirigée.

Bill avait besoin de l'indépendance qu'a normalement un jeune homme de 18 ans. Il avait besoin de se sentir libre, il avait besoin de se demander quoi faire de la journée, il avait besoin d'avoir du temps à perdre, il avait besoin de pouvoir aller à au supermarché du coin parce qu'il avait un petit creux, il avait besoin d'avoir du temps pour avoir un petit creux. Il avait besoin de ça, il ne pouvait plus passer pour un parfait petit gamin juste parce que des filles qu'il ne connaissait même pas n'aimeraient plus sa musique s'il changeait...

Il avait besoin qu'on l'aime pour sa musique, pas qu'on aime sa musique pour lui. C'était ça qui était devenu le plus pesant, ils étaient devenus un groupe tellement commercialisé, Bill avait l'impression que tous les efforts qu'il fournissait pour sa carrière de chanteur étaient tout à fait inutiles. Après tout, il avait une belle gueule, alors... Alors à quoi bon gâcher sa vie pour ça ?

Il se sentait tellement dépassé par tout ce qui l'entourait. Et Tom l'avait écouté jusqu'au bout, lui tenant la main, et lorsqu'il commença à avoir quelques larmes sous la pression qui se relâchait, le blond le prit dans ses bras. Et Bill pleura plus fort, finissant même par se perdre dans ses sanglots. Il ne savait pas très bien lui-même pourquoi il pleurait, mais il pleurait et ça lui faisait du bien, tout son stress semblait se relâcher.

Puis, alors qu'il commençait gentiment à se calmer sous les douces caresses de son frère et à se dire que finalement tout irait bien, celui-ci le secoua un peu. Bill grimaça, il était bien dans ses bras, pourquoi Tom voulait-il bouger ? Le brun émit un petit gémissement de mécontentement et il resserra son étreinte. Mais ce qu'il serra sembla un peu moins dur que le torse de son frère.
Il voulut s'éloigner un peu, voir ce qui se passait, et ce fut à ce moment seulement qu'il se rendit compte qu'il était en position couchée et non plus assise. Quand s'était-il couché avec son frère ? Et depuis quand était-il sous les couettes ? Et quand est-ce qu'il avait pris un coussin dans ses bras ? Et Tom qui n'arrêtait pas de le secouer.


Il ouvrit lentement les yeux, il ne s'était même pas aperçu qu'il s'était endormi. Son frère était penché sur lui, une main sur son épaule, le tenant fermement et une moue inquiète sur le visage, Bill le regarda d'un air interrogateur et Tom parla enfin, après l'avoir observé quelques temps.


« Hey, ça va ? » demanda-t-il doucement
« Oui » répondit-Bill d'une voix encore endormie « Je dormais... Tu n'es pas avec les autres ? Qu'est-ce qu'il se passe ? »
« J'ai décidé de rester finalement. Bill, qu'est-ce qu'il y a ? » la voix de Tom semblait inquiète. Bill ne comprenait pas. « Pourquoi tu pleures ? » reprit-il.


Bill porta une main à son visage. Il ne pleurait pas, non ?
Si, il pleurait, il devait sûrement avoir commencé pendant qu'il rêvait. Et les larmes continuaient à couler encore maintenant.
Il avait eu l'impression d'être soulagé dans son rêve, et maintenant, il retournait à nouveau au point de départ...
Peut-être qu'il devrait parler ce soir finalement, et à la vue du regard de Tom, Bill savait qu'il n'y échapperait pas.


« Pourquoi tu es là ? » Bill essayait de détourner la conversation. Une boule commençait à se former dans sa gorge et un n½ud dans son ventre.

Il n'était pas prêt, il ne pouvait pas parler, il avait trop peur de la réaction de son jumeau. Au fond, il savait que c'était stupide, mais il ne pouvait pas parler, pas encore.

« Je suis là, c'est tout. » Tom ne se laisserait pas faire comme ça. Il avait décidé de savoir et il saurait. Quitte à forcer son petit frère. « Bill... »


Bill baissa les yeux et Tom se pencha plus vers lui, de façon à ce qu'il n'ait d'autre choix que de le regarder. Pourtant, le brun ferma désespérément les yeux. S'il plongeait dans son regard, il parlerait.
Tom soupira fortement, laissant son souffle chaud s'écraser sur la joue de son frère qui en frissonna.
Le blond se releva un peu, tirant Bill avec lui pour le forcer à s'asseoir. Il se positionna ensuite de façon à être bien placé face à lui, leur genoux se touchant. Puis, comme le brun ne le regardait toujours pas, Tom passa son index sous son menton pour lui relever la tête, capturant enfin son regard.


« Bill, est-ce que ça va ? » redemanda-t-il
« Je vais bien. »
« Bill, tu ne vas pas bien. » soupira Tom. « Je ne sais pas pourquoi tu ne veux pas m'en parler. Mais tu ne vas pas bien. Ne me dis pas que tu vas bien alors que ce n'est pas vrai. Ne me mens pas, je sais quand tu mens. Ne me mens pas. Pas à moi, pas encore... Dis-moi... » Tom avait parlé calmement, pourtant Bill sentait de la peine dans sa voix. Est-ce qu'il l'avait blessé en ne lui disant rien ? Sûrement.

Bill baissa à nouveau les yeux, les larmes dévalant sur ses joues en laissant un chemin noir derrière elles.

« Je vais bien... » Sa voix déraillait sous les sanglots
« Bill ! » Tom avait la voix plus forte, il voulait bousculer son frère pour qu'il lui parle enfin « Ça suffit, okay ? Ça suffit. Ne t'éloigne plus de moi, parle-moi. »
« Tom... Tom, Tom, Tom, Tom... » Bill répétait ça en litanie, il avait besoin de son frère. Il avait besoin que Tom le sache, mais il ne pouvait pas lui dire.
« Shhht.. Bill, je suis là. Calme-toi. Bill... » La voix de Tom était redevenue douce, il voulait rassurer son frère à présent. Son petit frère qui semblait si fragile, là, dans ses bras, la tête dans son cou et les mains agrippées à son T-shirt trop large.


Il voulait tellement le protéger, mais Bill ne lui disait rien et il n'arrivait plus à savoir par lui-même ce qu'il y avait. Avant, le lien de jumeaux lui suffisait, il savait ce qui n'allait pas et il pouvait surveiller son frère de loin. Mais depuis quelques temps, ce lien se brisait.
Bill s'éloignait de lui et il ne savait pas pourquoi. Ils avaient beau être devenus plus proches que jamais lorsque l'histoire du groupe était devenue réalité, Bill avait commencé à s'éloigner de lui depuis quelques mois.

Tom ne savait plus quoi faire, il avait besoin de son frère pour le guider.
Il fallait que Bill lui parle, alors il voulut s'éloigner un peu pour pouvoir le voir. Mais Bill se rapprocha encore plus de lui, s'accrochant désespérément à lui, Tom se résigna et enserra simplement la taille de son petit frère aussi fort qu'il le pouvait sans lui faire mal.
Ça serait la dernière chose qu'il voulait, devant lui, son Bill semblait tellement fragile, une sorte de merveille, sa merveille, qu'on ne doit toucher qu'avec les yeux au risque de l'abîmer. Et en ce moment, sa merveille était en train de se décomposer dans ses bras, l'appelant à l'aide.


Après plusieurs minutes, alors que Bill commençait gentiment à calmer ses sanglots, Tom essaya à nouveau de se retirer provoquant le même effet que tout à l'heure chez son jumeau.


« Billou, je suis là, je reste là... Laisse-moi juste... » dit-il doucement, réussissant à se détacher de lui. « Voilà. Ho, hey, regarde-moi... » Tom releva doucement la tête de Bill, faisant rencontrer leur regard, l'un rempli de larme, l'autre se voulant rassurant.
« Bill, dis-moi. Dis-moi ce qu'il y a. » Il faisait se frotter leurs nez ensemble, à la façon des esquimaux. Tom savait que ce simple geste avait toujours plus ou moins rassuré Bill.

« Nan, après tu- tu vas me détester et... » Bill paniquait, ça se sentait dans sa voix. Il avait beau se dire qu'il pouvait avoir confiance en Tom, il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir peur. Y avait-il vraiment des chances pour que tout se passe aussi bien que dans son rêve ? Non, Tom le trouverait sûrement égoïste et il le détesterait.
« Non. Non, Bill, tu sais très bien que je ne pourrai jamais te détester. »
« S'il te plaît... » le ton de Bill se faisait suppliant.
« Je te promets, je t'aime, pour toujours. »
« Je... J'ai- J'en peux plus. J'en peux plus. J'en peux tellement plus. Je suis désolé, j'en peux plus. Je peux plus. C'est... je suis désolé, j'en peux plus. » Ça sortait enfin. Bill se livrait enfin, et même si ça semblait confus à Tom, il savait que ça voulait dire beaucoup pour son petit frère, il suffisait de voir son état à présent.

Bill était accroché à son frère, il avait à nouveau blotti sa tête dans son cou et ses larmes y coulaient sans interruption. Il était parfois secoué de petits spasmes dus à ses sanglots et ses ongles étaient enfoncés dans le dos du blond à travers son t-shirt. Il s'y accrochait désespérément, empêchant de toutes ses forces restantes son frère de le laisser, pourtant, à ce moment-là, Tom n'aurait jamais pu abandonner Bill.

Il ne comprenait pas pourquoi il s'était mis dans cet état, mais il y était. Et maintenant, la seule chose qui importait à Tom était de le faire aller mieux, il aurait donné n'importe quoi pour ça, il ne supportait pas quand Bill pleurait. Parce que Bill ne pleurait jamais en présence de quelqu'un, même de lui. Et là, il pleurait, donc ça allait mal, très mal, bien plus mal qu'il ne le pensait en réalité.
Il eut envie de se gifler ; son frère allait mal depuis si longtemps, il le voyait, mais il ne se serait jamais douté que ce serait autant... Comment avait-il pu ne pas le martyriser pour qu'il parle avant ?

Bill sentit les bras de son frère se resserrer autour de sa taille fine. Il savait que cela voulait dire que Tom était là pour lui. Mais il ne s'était pas encore totalement confié, non en fait, il ne s'était pas du tout confié... Tom n'avait pas compris, c'était sûrement pour ça qu'il était encore là.


Bill se tint plus fort encore et murmura « Je suis désolé... »
« Bill... » et ce fut à Tom de paniquer en sentant son frère se desserrer de lui.
« Je sais, » commença-t-il en reniflant un peu et en le regardant droit dans les yeux pour y chercher le courage qu'il lui fallait « que je suis égoïste. Je sais que vous allez me détester. Mais j'en peux plus. Je suis désolé. »
« Je ne te détesterai jamais. »

« Oui, tu ne m'aurais jamais détesté si je n'allais pas foutre ta vie en l'air. » le ton de Bill se faisait amer et Tom n'aimait pas ça.
Il reprit plus doucement « Je suis désolé Tom. Je t'aime, tu sais ? Je t'aime toi. Pas Tom le guitariste. Et je déteste Bill le chanteur. Parce que Bill le chanteur c'est pas moi. Ça n'a jamais été moi, mais maintenant, enfin depuis un moment, j'en peux plus d'être lui. »

Tom l'écoutait attentivement, buvant ses paroles. Il n'était pas sûr de tout comprendre, mais il ne l'interromprait pas, ils avaient en quelque sorte décidé ça d'un accord tacite.

« Tu sais, j'adorais être Bill le chanteur, avant. Il était beau, il avait toutes les fans à ses pieds, il faisait ce qu'il voulait... Mais j'ai grandi, je sais maintenant qu'il ne fait pas ce qu'il veut. Il fait ce qu'on lui dit de faire. Il n'a pas vraiment le choix en fait. Il ne doit pas boire devant les gens, il ne doit pas fumer devant les gens, il ne doit pas dire n'importe quoi devant les gens... C'est marrant, c'est une des personnes les plus médiatisée au monde et pourtant il ne doit rien faire devant les gens. Donc, si on suit la logique, ce chanteur ne peut rien faire sauf s'il est caché. C'est-à-dire quand il est seul. Mais qu'est-ce qu'il peut bien avoir envie de faire s'il est seul ? Je ne sais pas, rien je suppose... »


Le blond commençait à voir où était le problème avec son frère. Rien que le fait qu'il parle de lui à la troisième personne montrait bien qu'il ne se considérait plus comme étant lui-même.
Tom savait que Bill était le plus montré d'eux quatre, et d'un certain côté, il l'enviait un peu. C'était comme s'il était le plus « star »... C'était stupide, bien sûr.
Et puis, il savait aussi que son frère disait vrai. Il n'avait pas le droit de faire le fou comme il le faisait quand ils étaient un peu seuls avant, il devait être le leadeur, le sérieux. Tous ces déconnages devaient être prévus à l'avance.
Tom, lui, avait la réputation de blagueur, quoi qu'il dise, ça passait bien. Il n'était pas vraiment aussi contrôlé que son jumeau. Mais il pensait bien que pour Bill cela devenait oppressant.

Et Bill continuait à pleurer, le regard perdu dans le vague. Il ne regardait pas son frère et cela faisait mal à Tom.
Pourquoi est-ce que Bill avait attendu tout ce temps pour en parler, il avait aussi peu de confiance en lui que ça ? Pourtant Tom aurait toujours été là... Ça lui faisait mal.
Il aurait dû remarquer que son frère, son tout petit frère allait si mal.
Il aurait dû ne pas attendre que Bill soit au bout du rouleau pour le faire parler.
Il aurait dû même protéger Bill avant que tout cela n'arrive.
Il aurait dû être un tellement meilleur grand frère.

« Je... J'suis désolé. J'ai besoin d'être moi. On ne peut pas demander à un acteur de jouer son rôle toute sa vie, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7... On ne peut pas me demander d'être parfait toute ma vie, on ne peut pas me demander de penser à ce que diraient je-ne-sais-pas-combien de gens si je faisais ci ou ça. J'ai besoin d'être comme avant. Je... J'en peux juste plus, tu comprends Tom ? J'ai pas de bonnes excuses, je sais que tu me détestes. Tu me détestes parce que tu sais que j'ai besoin d'une pause. Tu sais qu'une pause ça veut dire perdre du temps, des fans, de l'argent... Et je sais que je suis un putain d'égoïste, parce que je fais couler le groupe juste pour mon petit bien être, mais j'ai besoin d'une pause... J'suis désolé, pardon, j'suis désolé... »


Bill avait replongé sa tête dans le cou de son jumeau et le serrait fort, le plus fort possible. Il savait que c'était la dernière fois. Tom le détesterait maintenant.

Mais Tom ne détestait pas son jumeau, c'était lui-même qu'il détestait. Comment avait-il pu laisser croire à son frère qu'il pourrait le détester un jour ? Comment avait-il pu laisser son Bill aller aussi mal ?

Et tout à coup, il sentit une colère hallucinante l'envahir... De quel droit les médias, les directeurs, les manageurs, leur staff avaient pu mettre autant de pression sur un être aussi fragile ? De quel droit faisaient-ils aller Bill aussi mal ? Il les aurait eu sous la main, il leur aurait tout simplement cassé la gueule...

Le blond serra fort Bill et, alors qu'il sentait ses larmes dans son cou, il murmura doucement quelques paroles rassurantes.

« Bill, Bill.. Arrête de pleurer, je ne te déteste pas... Non c'est pas toi que je déteste, c'est moi, c'est eux. Ils n'ont pas le droit de te faire aller aussi mal. J'aurais dû voir que t'allais mal, j'aurais dû arranger ça, Bill. J'suis désolé, pardon. » la voix de Tom était si tendre aux oreilles de Bill. « Mais on va prendre le temps, ok ? On va faire une pause, et ceux qui ne nous attendent pas jusqu'à notre retour, ce seront simplement ceux qui t'ont poussé dans ce gouffre... Bill, on ne t'en voudra jamais parce que tu vas mal, Gus', Ge' et moi... Surtout moi, comment est-ce que tu as pu croire que je te laisserai tomber ? Bill je t'aime tellement plus que toute cette vie de paillettes... J'suis tellement désolé de t'avoir laissé aller aussi mal. Pardon p'tit frère »
« Tom... » Une plainte, un plainte qui faisait tellement mal à Tom.
« Je suis là, je serai toujours là. » Il voulait que Bill le sache.

De toute manière, s'il avait été un assez bon frère, Bill n'aurait jamais dû en douter.
Mais maintenant, ça allait s'arranger, il se le jura.


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Voilà...
Verdict? Vous aimez un peu au moins?
Bon, j'ai conscience que la fin laisse à désirer... Mais j'ai jamais réussi à finir une histoire, moi.
Alors bon, j'compte vraiment sur vos critiques pour m'améliorer!
Dites-moi tout! =)

Et moi je vous dis,

Bisous et Bonne Nuit!

# Posté le lundi 29 septembre 2008 16:42

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 11:26